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Stage de biathlon au Grand Bornand - Jours 1 & 2

Voyages | Mercredi 6 Mars 2019

Avec une année de retard - car l'an dernier tous mes congées sont passés dans ma formation de professeur de yoga - j'ai enfin pu offrir à mon copain le cadeau que je lui avais promis pour ses 34 ans; un stage de 4 jours de biathlon au Grand Bornand. C'est Mick qui m'a fait découvrir et aimer ce sport en me proposant d'aller supporter l'équipe de France à Oslo il y a 3 ans de ça, lors des championats du monde. L'ambiance, le suspense, les qualités humaines et sportives de l'équipe de France (ainsi que les cinnamon rolls) m'ont laissé un super souvenir et bien que je ne connaissais strictement rien à ce sport, c'est à ce moment là que j'ai commencé à m'y intéresser. J'ai ensuite suivi avec attention la fin de la saison, nous sommes retournés supporter les bleus au Grand Bornand en décembre 2017 car la ville accueillait une étape de la coupe du monde, et enfin, je n'ai rien manqué des jeux olympiques de 2018 aucours desquels Martin Fourcade nous a offert de magnifiques moments et a rafflé toutes les médailles.

Nous voilà donc de retour au Grand Bornand, accompagnés cette fois-ci de mon amie danoise Christina qui fut séduite par l'idée de s'essayer à un nouveau sport (ainsi que l'idée de la croziflette, tartiflette et autres spécialités Savoyardes...). Le stage que nous avions choisi se déroulait sur 4 jours. Les 3 premiers étaient accessibles à tous car nous utilisions des carabines à plombs et nous tirions à 10 mètres. Le dernier jours de stage était réservé aux plus de 16 ans car nous nous sommes essayés au tir à 50 mètres, avec de vraies balles cette fois-ci.

Le pas de tir à 10 mètres Christina et moi

Nous étions 17, et notre groupe fut séparé en 2, sur la base de notre aisance à skis. N'ayant jamais fait autre chose que du ski alpin dans ma vie (et ayant un ligament sectionné au genou, ce qui n'aide pas), j'ai trouvé ma place dans le groupe débutant avec Christina, alors que Mick - qui avait déjà fait du ski nordique - s'est retrouvé dans le groupe plus avancé, avec Nicolas Pessay en guise de moniteur. Nico est un ancien biathlète désormais retraité de la compétition et reconverti en moniteur de biathlon. Notre monitrice - Nadia Pessay - qui elle aussi faisait de la compétition, nous a appris le pas du patineur qui permet d'avancer en ski nordique. Nos matinées étaient scindées en 2 parties: une partie ski durant laquelle nous faisions des exercices visant à bien nous faire comprendre le transfert de poids d'une jambe sur l'autre, l'alignement du corps ainsi que la propulsion pour allonger le pas, glisser plus longtemps et s'économiser, et une partie tir où nous alternions tirs couchés et tirs debout, au repos ou à l'effort. Le groupe avancé quant à lui partait faire de plus longues balades à ski dans le stade, pour s'essayer aux différents dénivelés.

Ma toute première séance sur les skis fut - je trouve - plutôt laborieuse. Je fais du ski alpin depuis l'âge de 3 ans et je n'ai pas l'habitude de ne pas me sentir à l'aise sur des skis. Mais les skis nordiques n'ont rien à voir avec des skis alpins. Ils sont beaucoup plus fins et légers, la chaussure beaucoup plus souple (et si confortable!) et surtout, le talon se décolle du ski, ce qui change énormément la façon dont on skie.

Le ski nordique Les skis de biathlon

Ceci dit, une fois ces paramètres pris en compte et grâce aux conseils de Nadia sur la position à adopter (flexion des chevilles et des genous, buste droit et poids du corps plutôt sur l'avant des pieds), j'ai pu trouver mon équilibre et je me suis sentie assez vite à l'aise. Je connaissais déjà le pas du patineur que j'utilise souvent en ski alpin, notemment lorsque je skie avec des amis snowboarders qui galèrent sur le plat. J'ai souvent fait office de tire-fesse humain en leur tendant mon baton puis en les hissant derrière moi tout en patinant. Un bon exercice pour les quadriceps!

Le pas du patineur

J'avais déjà fait du tir en salle quand j'habitais à Paris car un copain à moi en faisait régulièrement et m'avait un jour proposé de l'accompagner. Cependant je n'avais encore jamais tiré avec une carabine, et encore moins après avoir fait un effort physique. Je savais déjà que mon oeil directeur était le gauche, ce qui est surprenant car je suis droitière. Lorsque j'avais tiré en salle j'avais gardé mon revolver dans la main droite même si je visais avec l'oeil gauche. Ici on m'a demandé de tirer avec la main gauche, comme si j'étais vraiment gauchère. Au final ça ne change pas grand chose si ce n'est la position sur le pas de tir, et la carabine (qui devrait être pour gaucher, ce qui n'était pas le cas ici car ils n'en avaient pas). Nous nous sommes d'abord essayés au tir couché, sur des cibles en carton afin de régler notre tir. J'ai pu constater que j'avais tendance à tirer un peu trop à droite de la cible, ce qui m'a permis de corriger en visant légèrement plus à gauche.

Tir à 10 mètres

Le tir couché est plus simple que le tir debout car on est plus stable (il y a plus de points d'appuis). C'est pourquoi le diamètre des cibles est réduit lors du tir couché par rapport au tir debout. Le tir debout est un véritable challenge et il faut trouver la bonne position, jambes parallèles, bassin pivoté légèrement vers l'avant et petit déhanché permettant de venir caler le coude dans le creux de la taille. On vient soutenir sa carabine avec sa main avant, on repose sa joue sur le haut du fusil pour caler son oeil devant le viseur, et on vient actioner la gachette avec l'autre main, coude levé, et lorsque les trois cercles des viseurs sont alignés autour de la cible, on tire. Si on tarde trop, on commence à fatiguer et ça devient vite impossible de viser.

Pour conclure avant le break de milieu de semaine nous nous sommes amusés à faire un relais consistant en une boucle suivie d'un tir couché, passage de relais (et donc repos) puis une autre boucle suivie d'un tir debout. Cette fois-ci sur les cibles mécaniques de façon à pouvoir voir immédiatement si la balle était dedans. Si elle ne l'était pas, nous devions effectuer un tour de pénalité. Je ne suis pas mécontente de moi car j'ai réussi à rentrer mes 5 balles au tir debout et ce après avoir skié et avec la pression de la compétition (je dirais plutôt, la pression de mon ego).

Entraînement tir couché

Les deux premiers jours de stage furent riches en information, que ce soit au niveau du ski ou du tir. Nous avons profité du mercredi pour digérer tout ça et nous préparer mentalement pour la suite. Jeudi nous allions faire notre premier sprint: une course contre la montre dans laquelle on enchaîne les tours et les tirs, ainsi que les tours de pénalité le cas échéant. Nous savions déjà que nous serions évalués par rapport au temps de référence du moniteur qui avait annoncé boucler la course en moins de 5min. Autant vous dire qu'on avait la pression.

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