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Stage de biathlon au Grand Bornand - Jours 3 & 4

Voyages | Lundi 8 Avril 2019

Jeudi matin. Alors qu'on se préparait pour notre 3ème jour de stage, la tension était palpable. On se chambrait gentiment en partageant notre ambition de gagner cette course contre la montre. Ça avait en réalité commencé la veille pendant le repas, alors qu'on regardait tous avec envie notre croziflette en se demandant s'il serait bien raisonnable de se re-servir car chaque bouchée nous éloignait un peu plus de la victoire... Inutile de préciser qu'on prend la compétition très au sérieux dans mon cercle d'amis (enfin, je prends la compétition très au sérieux, plutôt).

Nous avons commencé par nous échauffer sur les skis, puis au tir couché, et debout. Ensuite nous avons observé Nico parcourir la boucle, faire son premier tir couché - 5/5 - une seconde boucle, le tir debout - 5/5 - et la dernière boucle. Le tout en 4min 58; ce serait donc le temps de référence qui définirait ensuite notre classement. Nous nous sommes tous mis les uns derrière les autres - j'étais première car je m'étais échauffée sur la cible numéro 1. Nadia a commencé le compte à rebours et me voilà partie. Je ne voulais pas trop pousser sur les skis car je ne voulais pas tomber et risquer de me faire une entorse au genou, ce qui aurait mis fin à la fois à mon stage de biathlon, mais également à mes vacances au ski. J'ai préféré prendre un peu plus de temps mais vraiment m'appliquer sur la technique et le pas du patineur que j'avais appris les 2 jours de stage précédents. La boucle comportait une petite montée qui, la première fois fut plutôt facile à passer. J'arrive sur le pas de tir. Le premier tir est le tir couché. Je me suis appliquée, j'ai utilisé des techniques de respirations que je pratique au yoga pour ralentir mon rythme cardiaque, et j'ai rentré mes 5 balles. Like a boss *rifle drop*

Tir couché

Je repars pour mon second tour sans tour de pénalité. Cette fois-ci la petite montée est un peu plus difficile. Je sens mes jambes trembler sur mes skis, car je suis encore très tendue, à cause de la peur de tomber et de me faire mal au genou. J'arrive sur le pas de tir et je me prépare à mon second tir ; le tir debout. J'applique les techniques de respiration ainsi que de visée apprises les jours précédents. À savoir bien caler la carabine contre mon épaule et descendre le viseur lentement, jusqu'à ce qu'il soit dans le cadre, et presser la détente sans trop tarder. Plus on tarde, plus on tremble et moins on tire avec précision. Malgré tous mes efforts, j'étais quand même un peu essoufflée, et j'ai manqué 3 cibles sur les 5. Je suis donc repartie en direction du tour de pénalité, que j'ai effectué 3 fois avant d'amorcer l'ultime grande boucle de cette course contre la montre.

La dernière montée fut vraiment compliquée. J'avançais très lentement, et ce n'était certainement pas pour privilégier une technique parfaite (je ressemblais à un pingouin bourré, en gros. Mais digne!). La petite descente suivant cette montée fut accueillie avec enthousiasme, et une fois sur le plat, j'ai patiné le plus vite que j'ai pu jusqu'à ligne d'arrivée. Comme un pingouin bourré, mais aussi très pressé.

Élégance

J'ai fait les choses en grand, comme à la télé, je me suis affalée après la ligne d'arrivée. Je trouvais l'effet de style très pro. Sauf que contrairement à la télé, ici la ligne d'arrivée était également le passage emprunté par tous les biathlètes en course. Comprenant que je gênais tout le monde avec ma mise en scène, dans un ultime effort j'ai rampé en avant pour sortir du circuit, laissant derrière moi le passage libre, et le peu de dignité qu'il me restait.

Une fois le dernier biathlète arrivé, Nico a compilé les temps et les résultats sont tombés. 9m 55. Deux fois le temps mis par le prof. Je me doutais que je serais loin derrière lui, mais peut être pas à ce point. Cette mini course fut éprouvante - et pourtant je suis sportive. Je n'ose même pas imaginer la condition physique de Martin Fourcade. Et de tous les biathlètes qu'on voit à la télé, même ceux qui arrivent derniers. Gros gros gros respect.

La récompense

Le lendemain nous avions rendez-vous sur un autre pas de tir car nous allions tirer à 50 mètres, avec de vraies carabines. Nous étions moins nombreux que les jours précédents car certains d'entre nous n'avaient pas souhaité s'essayer au tir à 50 mètres (ou bien n'étaient pas en âge de pouvoir). Au final, le tir à 50m n'est pas très différent du tir à 10 mètres, car les cibles sont beaucoup plus grosses. Avec la distance, visuellement ça revient au même. En revanche les carabines sont différentes. Il ne s'agit plus de balles en plomb mais de véritables balles. Les consignes de sécurité expliquées par Nico et Nadia étaient beaucoup plus strictes.

Installation tir couché à 50m Comme toujours, je tire à droite. La 2ème fois j'ai compensé et les tirs sont plus à gauche

Les carabines contiennent 4 chargeurs, chacun d'eux avec 5 cartouches. Il suffisait d'une action de l'index pour charger la balle suivante. Du moins théoriquement. Comme je l'ai expliqué dans l'article précédent, je tire comme une gauchère. Ce qui importe peu avec les carabines à plomb, mais qui a son importance avec les véritables carabines. Or il n'y avait pas de carabine pour gaucher. J'ai tenté de recharger avec l'index de ma main droite - ce qui n'était pas très intuitif - et dans le feu de l'action, me suis pris la hausse dans l'oeil (le premier viseur). Plus de peur que de mal (et un petit look badass les jours qui ont suivis), et comme souvent quand on apprend en échouant, je n'ai plus jamais refait cette erreur.

Nous nous sommes amusés à tenter de tirer nos 5 cartouches le plus rapidement possible, comme en compétition. Au tir couché - plus stable et donc plus simple - j'ai une fois de plus rentré mes 5 cartouches les unes après les autres. On prend vite l'habitude! Sur le pas de tir à notre droite, des biathlètes de l'équipe de France junior s'entrainaient. Martin Perillat travaillait son arrivée sur le pas de tir et son installation. Son aisance sur skis, sa concentration et son dévouement à ce sport m'ont laissée admirative. Je suis certaine qu'on entendra parler de lui très prochainement. Après tout, il a déjà le bon prénom.

Si vous êtes intéressés par ce stage, je ne peux que vous le recommander vivement. Nico et Nadia ont fait preuve de patience, d'humour et de pédagogie, et nous ont vraiment communiqué leur amour pour ce sport. Nous avons payé 130€ par personne pour les 4 jours, ce qui ne comprends pas le forfait ski nordique ni la location des skis. Le forfait nous est revenu à 38€ par personne, et la location de ski nordiques à 50€ pour les 4 jours. Je vous conseille la boutique sport 2000 du village du Grand Bornand, qui nous a très bien conseillé et équipé, que ce soit pour le ski nordique ou alpin.

Autant vous dire qu'on a déjà envie d'y retourner la saison prochaine. Ne serait-ce que pour améliorer ma perf lors de la course contre la montre. D'ici là, avec Christina on s'est promis de faire du tir en salle en Angleterre, histoire de mettre toutes les chances de notre côté. Inutile de vous rappeler qu'on prend la compétition très au sérieux dans mon cercle d'amis...

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