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Voyages | Jeudi 29 Novembre 2018

Une journée à Delhi

Je ne pouvais pas me résoudre à quitter l’Inde sans aller voir le Taj Mahal. J’ai donc fait en sorte de prendre mon vol retour depuis Delhi, et de passer mes 2 derniers jours dans la région. On m’avait prévenue dès mon arrivée à Goa: Delhi - le nord - est très different de Goa. C’est dur. On y voit des gens littéralement mourir de faim dans la rue. On m...

Voyages | Samedi 24 Novembre 2018

Trois semaines et demi à Goa

Cette année j’ai pris l’importante décision de faire ma formation de professeur de yoga. Je ne parle pas trop de ce sujet ici car j’ai un autre blog dédié uniquement au yoga. Si ça vous intéresse, mon blog s’appelle le Downward facing blog (qui signifie chien tête en bas, une des postures de base du yoga). Sans trop entrer dans les détails, il s’agit d’une formation de 200h qui peuvent être effectuées en une fois (sur 3 semaines et demi) ou bien étalées sur plusieurs mois, voire jusqu’à 2 ans selon les formations. J’ai choisi de faire la mienne en 3 semaines et demi et d’aller la faire en Inde, berceau de la discipline. J’ai sélectionné le centre de yoga Sampoorna yoga situé à Agonda, un petit village au bord de l’océan dans la province de Goa.

Je n’étais encore jamais allée en Inde. J’étais à la fois très impatiente mais aussi craintive. J’ai lu partout que Goa est très différente du reste de l’Inde et certainement pas représentative du chaos et de la misère qui existe dans le pays, néanmoins en bonne occidentale j’avais très peur de voir mon expérience gâchée par des problèmes liés à la nourriture ou à l’eau. Difficile de se plier comme un bretzel avec une tourista, en somme. On m’avait prévenue - tout le monde a des maux de ventre en Inde, c’est systématique, même si on fait très attention. Ça vient du changement de régime alimentaire (végétarien, épicé…) et du fait que l’eau n’est pas potable pour des occidentaux. Je suis donc partie avec une valise entière remplie de médicaments, prête à parer à toute éventualité, allant de l’entorse jusqu’à gastro en passant par des compléments alimentaires. Au final, je n’ai pas été malade du tout! Comme quoi, il est possible de passer un mois en Inde et de ne souffrir d’aucun problème digestif (et pourtant croyez-moi, je suis plutôt sensible de ce côté là). J’ai fait très attention (je ne buvais que de l’eau minérale, je me lavais les dents à l’eau filtrée, pas de glaçon au restaurant, j’allais dans des restaurants réputés pour cuisiner à l’eau filtrée, j’ai évité les crudités etc…) mais je me suis vite rendue compte que la région vit du tourisme donc les bars et restaurants se doivent de faire attention s’ils ne veulent pas perdre leur clientèle.

Ce qui m’a le plus frappée en arrivant, c’est à quel point la saleté côtoie la beauté. Ma formation commençait à peine quelques jours après que la mousson soit terminée et les rues d’Agonda ressemblaient à des champs de boue et détritus. Il faut savoir que toutes les habitations temporaires (types cabines en bois) et autres commerces de saison doivent être détruits tous les ans avant la mousson. Si bien que tous les ans une fois la mousson terminée, Agonda se transforme en un site de construction pendant 2 ou 3 semaines, et passe soudainement de l’état de ville fantôme à l’état de village touristique. Quand on assiste à la transformation, autant vous dire que c’est assez spectaculaire de voir la vitesse à laquelle les Indiens arrivent à se mobiliser.

Oui mais alors, si on ne fait pas de yoga, que peut-on faire à Goa?

C’est sur que Goa est un lieu de vacances tout indiqué quand on est un yogi car les centres de yoga y poussent comme des champignons dès la mousson terminée. Mais si comme moi votre partenaire non yogi (du moins à l’époque ;) ) a prévu de vous rejoindre, voici quelques trucs funs à faire à Goa qui n’impliquent pas de se retrouver la tête en bas…

La plage

Les plages de Goa semblent sont d’une beauté incroyables. Contrairement au reste de l’Inde, elles sont propres (mis à part les vaches, c’est sûr…), et offrent des couchés de soleil d’une beauté surnaturelle.

Handstand avec vue Me and my cow

En bonne niçoise, je trouve qu’il y a bien trop de vagues dans l’océan pour aller faire trempette. En revanche, l’océan est tout indiqué pour le surf! Nous avons trouvé un petit magasin de surf qui proposait des cours ou la location de matériel. Je crois qu’on a payé l’équivalent de £5 pour 1h de location de planche. Après, c’est l’Inde. Le sens du service est différent de ce à quoi on s’attend en tant qu’occidentaux. Le matériel était très usé et quand on a voulu rendre la planche au bout d’une heure, le magasin était fermé. On aurait pu la garder 3h pour le même prix. Aussi, les normes de sécurité sont beaucoup moins strictes qu’en occident. Je veux dire par là qu’on s’est régalé car on est tous les deux plutôt débutants en surf (je me mets debout sur la planche à tous les coups mais je ne contrôle pas grand chose après ça) et les vagues n’étaient pas très hautes, mais en toute sincérité, il y avait de gros rochers pas loins, et s’il y avait eu un peu plus de courant ça serait très vite devenu dangereux. En conclusion, le surf, oui, mais il faut déjà savoir en faire un minimum, ou du moins être très à l’aise dans l’eau.

Palolem en tuk tuk

Palolem est un autre village au bord de la mer, un peu plus grand qu’Agonda. J’y suis allée le premier weekend car Agonda n’était encore qu’un site de construction, et j’y suis retournée avec Mick à la fin de ma formation. Le village est situé à 20min en tuk tuk au sud d’Agonda. On peut s’y rendre pour 300 roupies soit environ £3 (ce qui en réalité est cher payé pour 20min de tuk tuk mais c’est Goa, c’est un peu le St Tropez de l’Inde…).

Le tuk tuk! Le conducteur de tuk tuk

Le village de Palolem propose toutes sortes de boutiques de bijoux, accessoires de mode, yoga, méditation, mais aussi des boutiques d’instruments de musique. Alors je vous arrête tout de suite, il ne s’agit pas de boutiques d’instruments de musique typiques indiens mais plus des boutiques pour touristes occidentaux à tendance hippies qui ont toujours rêvé de jouer de la pop acoustique pieds nus dans le sable *ahem*. Vous y trouverez des guitares "Yemaha" ou encore "Givsan" (ma préférée). J’ai personnellement choisi une guitare de marque inconnue mais qui manifestement d’après l’étiquette a été ‘designed by Spain’. By Spain. Comme si tout un pays s’était mobilisé pour cette guitare. Ça m’a émue, j’ai craqué.

Palolem est aussi réputé pour sa magnifique plage depuis laquelle on peut faire un tour en bateau pour accéder à d’autres plages ou même aller voir les dauphins. Nous n’avons pas fait de tour en bateau mais nous avons longuement marché sur la plage et rencontré une colonie de crabes sortie déjeuner à marée basse.

Les bateaux sur la plage de Palolem Et boire de l’eau de coco

Un tour en scooter

C’est une expérience en soit. Personnellement j’ai adoré, mais comme pour le surf, je ne conseillerai pas à quelqu’un de novice en la matière de s’essayer au scoot en conduisant en Inde. Le scoot qu’on a loué (£3 par jour) n’affichait pas les vitesses, n’avait presque pas de freins et était fourni sans casque. Sur la route, il faut savoir slalomer entre les voitures qui roulent… partout, les scoots, les vélos, les piétons (même sur l’autoroute!) et les vaches. C’est un peu comme jouer à paper boy IRL.

Nous avions initialement loué le scooter pour pouvoir visiter les quelques temples aux alentours. Non pas que j’irais jusqu’à déconseiller d’aller visiter ces temples, mais nous ne les avons pas trouvé très interessants. D’une part parce qu’il n’y avait strictement personne, et d’autre part parce que comparés à des temples que j’ai pu visiter en Chine ou au Japon ces temples là n’avaient rien d’extraordinaires.

M A N G E R

Je disais plus haut que je n’étais pas tombée malade en Inde. Mais même au delà de ça, je me suis régalée. J’ai découvert la nourriture indienne en déménageant à Londres, mais ce que j’ai pu gouter à Goa - et en particulier à Sampoorna où je séjournais - était juste incroyable. Toutes ces saveurs, textures, épices… Tout était délicieux et raffiné. Bien sur il faut aimer les légumes car beaucoup de plats sont végétariens. Aussi, les coupures de courant très fréquentes en Inde ne m’incitaient pas beaucoup à prendre des plats à base de viande ou poisson car il est difficile de préserver la chaine du froid quand le frigo s’arrête toutes les 10 minutes.

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Faire du shopping

Il a fait 36 degrés en moyenne la journée, avec un taux d’humidité qui dépassait l’entendement. Autant vous dire que 3 minutes au soleil suffisaient à vous transformer une boule de sueur. On est alors vite tenté de s’offrir des robes en coton léger, surtout quand leur prix dépasse rarement £2.5. On est aussi conscient qu’on aura surement jamais l’occasion de porter ces robes à nouveau, de même que ces pantalons fendus sur le côté. Les t-shirt OM et Mandala pourront trouver leur utilité en cours de yoga, en revanche vous ne trouverez jamais aucune excuse pour justifier l’achat d’un saroual. Mieux vaut investir dans un beau bijou. Goa - mais l’Inde en général - regorge de magasins de pierres et cristaux en tous genre. Difficile de savoir si la qualité du bijou vaut le prix annoncé (en général de toutes façons il faut toujours négocier en commençant par demander la moitié du prix proposé), mais en fouillant un peu et en négociant beaucoup, vous pourrez rapporter de votre voyage de magnifiques souvenirs.

Mes belles bagues

Voyages | Lundi 18 Décembre 2017

La Clusaz/Le Grand-Bornand - Croziflette, raclette & coupe du monde de biathlon

Cette année, la coupe du monde de biathlon se déroulait en France, au Grand-Bornand. Cet évènement n’avait pas eu lieu en France depuis 2013. L’an dernier, j’avais assisté au championnat du monde de biathlon à Oslo en Norvège. C’était la première fois pour moi que j’assistais à cette compétition sportive, et la première fois pour moi que j’allais en Norvège. J’avais a-do-ré, même si les températures étaient plutôt rudes. Il faut bien avouer que quand on supporte l’équipe du champion toutes disciplines, c’est quand même plus facile d’apprécier le sport et la compétition.

Championnats du monde de Biathlon - Oslo 2016

Dans ma famille, on skie. Mon père m’a mise sur des skis dès l’âge de 3 ans et toute mon enfance et adolescence je montais à Valberg pendant les vacances d’hiver pour arpenter les pistes de la station de l’ouverture à la fermeture. Depuis que je n’habite plus à Nice, mes virées sur les pistes se font plus rares, mais je me débrouille toujours pour passer tous les ans au minimum quelques jours sur des skis.

Like a boss

Je n’ai toujours pratiqué que le ski alpin. Quand j’ai découvert le biathlon, ça m’a donné envie d’essayer le ski de fond - je n’en ai pas encore eu l’occasion mais je compte bien ajouter ça à ma liste de résolutions pour 2018! Toujours est-il que cette année Mick et moi avons organisé un long weekend au Grand-Bornand avec des amis, pour skier, manger du fromage mais aussi pour venir supporter nos champions. Et nous n’avons pas été déçus! Non seulement il y avait déjà énormément de neige pour la saison, mais en plus Martin Fourcade nous a régalé avec 3 podiums dont une victoire (Mass Start homme).

Vendredi j'ai assisté au sprint homme. Le sprint est une course où les athlètes partent les uns après les autres, à quelques secondes d'intervalle, et se battent contre leur propre chrono. La course consiste en 3 tours et deux tirs: un couché et un debout. Les conditions étaient idéales: il avait neigé toute la nuit et une partie de la matinée, mais ça avait cessée pour le début de la compétition. La neige était fraîche et la visibilité était bonne. Malgré un sans faute de la part de Martin Fourcade, Johannes Bø - biathlète Norvégien et principal adversaire de Martin -nous a gratifié d'une magnifique course et a terminé sur la première marche du podium, devant Martin et Antonin Guiguonnat sur la troisième marche. Deux français sur le podium, il n'y a pas de quoi se plaindre!

Samedi j'ai laissé ma place à la compétition à mon petit frère pour profiter moi-même de la neige. Il y avait peu de pistes ouvertes et beaucoup de brouillard, mais la neige fraîche était un vrai régal. Je n'avais pas eu d'aussi bonnes conditions pour skier depuis 2009!

Enfin, dimanche, climax de cette compétition: la Mass Start! La Mass Start est une course accessible aux 30 meilleurs biathlètes au classement général. C'est la course la plus longue car elle contient 5 tours et 4 tirs (2 couchés, 2 debout). La boucle est également rallongée - les biathlètes parcourent au total 15km. C'est également la course la plus fascinante à regarder car il s'agit d'une vraie course - les biathlètes partant tous en même temps. Le suspens est vraiment insoutenable car la moindre balle manquée implique un tour de pénalité, et donc plus d'effort et un perte de temps.

C'est d'ailleurs ce qui est arrivé à Johannes Bø, qui a raté 2 fois la cible. Cette erreur a permis à Martin de littéralement s'envoler devant le reste du peloton de tête lors du 4ème tour. De là où nous étions nous avons pu le voir démarrer son échappée fantastique, juste avant une montée. C'est tout simplement incroyable de voir à quelle vitesse Martin est capable d'attaquer un dénivelé.

Martin a fait un sans faute, une fois de plus. 20/20 au tir, pas une balle manquée. De là où je me trouvais, je ne pouvais voir ni le stand de tir, ni le grand écran. Je n'avais donc aucune visibilité lors des tirs. Pourtant, je savais exactement quand c'était au tour de Martin car les 16 280 personnes présentes dans le public se taisaient tout à coup. Il y avait un silence absolu dans la vallée. C'est incroyable qu'un sport - et un athlète - puisse faire taire autant de monde sans même le demander! Lors des tirs, il n'y avait pas un bruit puis tout à coup on entendait la foule crier "OUAIIIS!!!", et on savait qu'il avait atteint la cible. C'est une sensation difficile à décrire, mais on pouvait à la fois sentir la tension et la communion dans le public. C'était intense!

Martin a gagné la course, suivi de près par Johannes Bø. Simon Desthieux a fini 17ème, suivi par Quentin Fillon Maillet à la 20ème place. Antonin Guiguonnat a lui fini 22ème. Autant dire qu'on attend les Jeux Olympiques avec impatience!

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