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Voyages | Lundi 8 Avril 2019

Stage de biathlon au Grand Bornand - Jours 3 & 4

Jeudi matin. Alors qu'on se préparait pour notre 3ème jour de stage, la tension était palpable. On se chambrait gentiment en partageant notre ambition de gagner cette course contre la montre. Ça avait en réalité commencé la veille pendant le repas, alors qu'on regardait tous avec envie notre croziflette en se demandant s'il serait bien raisonnable de se...

Voyages | Mercredi 6 Mars 2019

Stage de biathlon au Grand Bornand - Jours 1 & 2

Avec une année de retard - car l'an dernier tous mes congées sont passés dans ma formation de professeur de yoga - j'ai enfin pu offrir à mon copain le cadeau que je lui avais promis pour ses 34 ans; un stage de 4 jours de biathlon au Grand Bornand. C'est Mick qui m'a fait découvrir et aimer ce sport en me proposant d'aller supporter l'équipe de France à Oslo il y a 3 ans de ça, lors des championats du monde. L'ambiance, le suspense, les qualités humaines et sportives de l'équipe de France (ainsi que les cinnamon rolls) m'ont laissé un super souvenir et bien que je ne connaissais strictement rien à ce sport, c'est à ce moment là que j'ai commencé à m'y intéresser. J'ai ensuite suivi avec attention la fin de la saison, nous sommes retournés supporter les bleus au Grand Bornand en décembre 2017 car la ville accueillait une étape de la coupe du monde, et enfin, je n'ai rien manqué des jeux olympiques de 2018 aucours desquels Martin Fourcade nous a offert de magnifiques moments et a rafflé toutes les médailles.

Nous voilà donc de retour au Grand Bornand, accompagnés cette fois-ci de mon amie danoise Christina qui fut séduite par l'idée de s'essayer à un nouveau sport (ainsi que l'idée de la croziflette, tartiflette et autres spécialités Savoyardes...). Le stage que nous avions choisi se déroulait sur 4 jours. Les 3 premiers étaient accessibles à tous car nous utilisions des carabines à plombs et nous tirions à 10 mètres. Le dernier jours de stage était réservé aux plus de 16 ans car nous nous sommes essayés au tir à 50 mètres, avec de vraies balles cette fois-ci.

Le pas de tir à 10 mètres Christina et moi

Nous étions 17, et notre groupe fut séparé en 2, sur la base de notre aisance à skis. N'ayant jamais fait autre chose que du ski alpin dans ma vie (et ayant un ligament sectionné au genou, ce qui n'aide pas), j'ai trouvé ma place dans le groupe débutant avec Christina, alors que Mick - qui avait déjà fait du ski nordique - s'est retrouvé dans le groupe plus avancé, avec Nicolas Pessay en guise de moniteur. Nico est un ancien biathlète désormais retraité de la compétition et reconverti en moniteur de biathlon. Notre monitrice - Nadia Pessay - qui elle aussi faisait de la compétition, nous a appris le pas du patineur qui permet d'avancer en ski nordique. Nos matinées étaient scindées en 2 parties: une partie ski durant laquelle nous faisions des exercices visant à bien nous faire comprendre le transfert de poids d'une jambe sur l'autre, l'alignement du corps ainsi que la propulsion pour allonger le pas, glisser plus longtemps et s'économiser, et une partie tir où nous alternions tirs couchés et tirs debout, au repos ou à l'effort. Le groupe avancé quant à lui partait faire de plus longues balades à ski dans le stade, pour s'essayer aux différents dénivelés.

Ma toute première séance sur les skis fut - je trouve - plutôt laborieuse. Je fais du ski alpin depuis l'âge de 3 ans et je n'ai pas l'habitude de ne pas me sentir à l'aise sur des skis. Mais les skis nordiques n'ont rien à voir avec des skis alpins. Ils sont beaucoup plus fins et légers, la chaussure beaucoup plus souple (et si confortable!) et surtout, le talon se décolle du ski, ce qui change énormément la façon dont on skie.

Le ski nordique Les skis de biathlon

Ceci dit, une fois ces paramètres pris en compte et grâce aux conseils de Nadia sur la position à adopter (flexion des chevilles et des genous, buste droit et poids du corps plutôt sur l'avant des pieds), j'ai pu trouver mon équilibre et je me suis sentie assez vite à l'aise. Je connaissais déjà le pas du patineur que j'utilise souvent en ski alpin, notemment lorsque je skie avec des amis snowboarders qui galèrent sur le plat. J'ai souvent fait office de tire-fesse humain en leur tendant mon baton puis en les hissant derrière moi tout en patinant. Un bon exercice pour les quadriceps!

Le pas du patineur

J'avais déjà fait du tir en salle quand j'habitais à Paris car un copain à moi en faisait régulièrement et m'avait un jour proposé de l'accompagner. Cependant je n'avais encore jamais tiré avec une carabine, et encore moins après avoir fait un effort physique. Je savais déjà que mon oeil directeur était le gauche, ce qui est surprenant car je suis droitière. Lorsque j'avais tiré en salle j'avais gardé mon revolver dans la main droite même si je visais avec l'oeil gauche. Ici on m'a demandé de tirer avec la main gauche, comme si j'étais vraiment gauchère. Au final ça ne change pas grand chose si ce n'est la position sur le pas de tir, et la carabine (qui devrait être pour gaucher, ce qui n'était pas le cas ici car ils n'en avaient pas). Nous nous sommes d'abord essayés au tir couché, sur des cibles en carton afin de régler notre tir. J'ai pu constater que j'avais tendance à tirer un peu trop à droite de la cible, ce qui m'a permis de corriger en visant légèrement plus à gauche.

Tir à 10 mètres

Le tir couché est plus simple que le tir debout car on est plus stable (il y a plus de points d'appuis). C'est pourquoi le diamètre des cibles est réduit lors du tir couché par rapport au tir debout. Le tir debout est un véritable challenge et il faut trouver la bonne position, jambes parallèles, bassin pivoté légèrement vers l'avant et petit déhanché permettant de venir caler le coude dans le creux de la taille. On vient soutenir sa carabine avec sa main avant, on repose sa joue sur le haut du fusil pour caler son oeil devant le viseur, et on vient actioner la gachette avec l'autre main, coude levé, et lorsque les trois cercles des viseurs sont alignés autour de la cible, on tire. Si on tarde trop, on commence à fatiguer et ça devient vite impossible de viser.

Pour conclure avant le break de milieu de semaine nous nous sommes amusés à faire un relais consistant en une boucle suivie d'un tir couché, passage de relais (et donc repos) puis une autre boucle suivie d'un tir debout. Cette fois-ci sur les cibles mécaniques de façon à pouvoir voir immédiatement si la balle était dedans. Si elle ne l'était pas, nous devions effectuer un tour de pénalité. Je ne suis pas mécontente de moi car j'ai réussi à rentrer mes 5 balles au tir debout et ce après avoir skié et avec la pression de la compétition (je dirais plutôt, la pression de mon ego).

Entraînement tir couché

Les deux premiers jours de stage furent riches en information, que ce soit au niveau du ski ou du tir. Nous avons profité du mercredi pour digérer tout ça et nous préparer mentalement pour la suite. Jeudi nous allions faire notre premier sprint: une course contre la montre dans laquelle on enchaîne les tours et les tirs, ainsi que les tours de pénalité le cas échéant. Nous savions déjà que nous serions évalués par rapport au temps de référence du moniteur qui avait annoncé boucler la course en moins de 5min. Autant vous dire qu'on avait la pression.

Voyages | Vendredi 1 Février 2019

Agra et le Taj Mahal

Nous sommes partis tôt de l'hotel car il n'y avait que peu de trains express pour Agra, et si nous voulions avoir le temps de visiter le Taj Mahal et la ville d'Agra - réputée pour son marbre - il nous fallait arriver sur place dans la matinée. Aussi, Samedi marquait la fin de notre voyage en Inde car notre avion retour décollait de l'aeroport de New Delhi plus tard dans la soirée.

Nous avons pris un taxi pour la gare et sommes arrivés une bonne dizaine de minutes en avance. Au milieu du chaos et des vaches, nous avons trouvé notre quai et sommes montés à bord du train climatisé qui nous a mené au sud de New Delhi, dans la ville d'Agra. Le train m'a rappelé les vieux trains couchette que je prennais étant ado pour monter de Nice a Paris. Il n'y avait pas de sièges dans notre wagon, uniquement des banquettes dans des compartiments. Pas de wagon bar, mais quelqu'un est passé proposer des petits dejeuner - à première vue des curries - ainsi que des boissons fraiches. À l'extérieur on pouvait voir défiler des maisons parfois sans toît, souvent sans fenêtres. La banlieue de New Delhi est pauvre et poussièreuse, mais les indiens, comme à leur habitude, y apportent des couleurs vives et leurs sourires.

Dans le train Gare à Delhi Ils étaient prêts à me sauter dessus

En sortant de la gare nous avons cherché un tuk-tuk afin de rejoindre le Taj Mahal. J'étais vraiment impatiente à l'idée de voir ce monument; j'en rêvais depuis toute petite. Le chauffeur de tuk-tuk a essayé de nous convaincre de le réserver pour la journée mais comme nous n'étions pas certains de notre programme - une copine de ma formation de yoga était egalement à Agra et on s'était dit qu'on essayerait de se voir - nous avons décliné l'offre. Comprenant qu'il ne pourrait pas tirer de nous plus que les 300 roupies sur lesquelles nous nous étions entendus au préalable, notre chauffeur nous a laissé à l'une des portes du monument qui était en réalité désormais fermée. Nous avons du continuer à pieds jusqu'à l'entrée principale - la porte Est - et la billeterie.

Il est strictement interdit d'apporter de la nourriture dans l'enceinte du monument. J'imagine pour conserver l'endroit propre et sans détritus. Les sacs sont méticuleusement fouillés et si par hasard un paquet d'amandes s'était caché entre votre appareil photo et votre porte feuille, vous seriez invités à retourner au vestiaire près de la billeterie pour y déposer l'objet du délit. On ne rigole pas avec les noix. L'entrée se fait par un jardin, et au départ, le Taj Mahal n'est pas visible immediatement. On commence à l'appercevoir au travers de la grande porte qui donne sur un second jardin, magnifique, tout en longueur, avec des arbres et de grands bassins rectangulaires, dans l'alignement parfait du mausolée.

Le Taj Mahal Pose obligatoire

Le momument est déja magnifique de loin. Nous avons marché le long des bassins, en s'arrêtant de temps en temps pour prendre des photos, parfois encore pour se faire prendre en photo par des indiens (qui cette fois ont demandé avant de me photographier) parce que certains d'entre eux n'avaient encore jamais vu de touristes européens ailleurs que dans les médias. Le Taj Mahal attire les touristes indiens en premier lieu ainsi que des gens du monde entier. Pour une raison que j'ignore encore, au moment de monter les marches en marbre du bâtiment, on nous a demandé de rejoindre la queue des non-indiens. Je ne comprends pas exactement pourquoi les indiens avaient une queue différente (il en était de même à la billeterie) et pourquoi nous étions classés par nationalité (et non par âge ou handicap par exemple, pour laisser passer les personnes âgées en premier). Il était également demandé à tout le monde de protéger ses semelles en enfilant une sorte de bonnet par dessus nos chaussures. J'ai préféré marcher pieds nus (n'oublions pas que je venais de passer 3 semaines et demi pieds nus sur mon tapis de yoga) sur le marbre chaud du Taj Mahal. Ca va surement sembler très hippie, mais je suis tellement fascinée par cet endroit que je voulais m'y sentir encore plus connectée. Or j'ai decouvert que marcher pieds nus procure cette sensation de connection. Nous avons traversé le monument et tout était magnifique. Il n'y a pas vraiment de mot pour décrire la beauté, la précision, l'élégance et le raffinement de cet endroit. Un vrai travail d'orfèvre. On aurait cru de la dentelle en marbre parsemée de dessins végétaux. Tout était d'une finesse incroyable.

La visite nous a menée a l'extérieur du bâtiment, tout autour du mosaulée. Un paysage bien moins charmant nous était offert lorsque nous regardions de l'autre côté: des tonnes et des tonnes de détritus à perte de vue. Une véritable décharge à ciel ouvert qui s'étandait sur des kilomètres. Et c'est ce qui m'a le plus frappé en Inde: à quel point la beauté et l'élégance peuvent cotoyer la misère et la saleté. Un tel contraste laisse pantois.

Pose numero 2 - avant qu'on vienne me dire que les photos de yoga étaient interdites...

Après être sortis nous avons voulu rapporter quelques souvenir des boutiques avoisinantes. Agra est reputée pour son marbre et il y avait effectivement de tres jolies choses dans les magasins aux alentours. J'avais repéré une jolie boite à bijoux et Mick, un pilon pour broyer les épices. Cette fois-ci nous avons tenté de negocier correctement. Et quand on ne cède pas, ca fonctionne! Au final nous avons payé 70% de moins que ce qui nous avait été demandé au depart. Nous nous sommes rendu compte une fois à l'aéroport que ce que nous avions payé correspondait plus au prix d'un magasin d'état que ce qui nous avait été demandé au depart. Comme quoi, il faut parfois insiter (ou bien accepter de se faire avoir).

Le reste de la ville d'Agra est très pauvre et poussièreux, et son indice de pollution est quasiment aussi élévé que celui de New Delhi. Nous avons marché dans les ruelles, croisé des enfants qui jouaient dans la rue, jusqu'à l'auberge de jeunesse dans laquelle résidait ma copine Martha. Sur le toît de l'auberge de jeunesse il y avait une terrasse depuis laquelle on pouvait voir toute la ville ainsi que le Taj Mahal. Nous y avons pris une bière locale avant d'entammer notre retour vers la gare d'Agra, puis vers New Delhi.

Les rues colorées d'Agra Un rooftop sympa

De retour à l'hotel on nous a permis de prendre une douche dans le spa afin de se changer et de se préparer au long vol retour qui nous attendait. Le personel du Lalit hotel a vraiment été adorable avec nous. Vers 21h nous avons pris notre dernier taxi en direction de l'aéroport. Et c'est ainsi que s'est achevé notre voyage en Inde. Bien que je ne regrette pour rien au monde d'avoir eu la chance de visiter le Taj Mahal, je ne pourrais pas dire que je reviendrai à New Delhi. Cette ville est trop intense et trop polluée pour moi. Je dois beaucoup à mes 3 semaines et demi de yoga et méditation qui m'ont permise de rester calme et de faire abstraction du chaos environnant. Mais je retournerai définitivement à Goa. J'ai adoré les personnes que j'y ai rencontré, les plages, la nourriture. Je m'y suis sentie en paix pendant 3 semaines et demi, complètement déconnectée, et quand on y pense, dans nos vies aujourd'hui, pouvoir dire qu'on se sent en paix quelque part n'a vraiment pas de prix.

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Voyages | Lundi 18 Décembre 2017

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